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Lors du confinement des membres du personnel de l’ENSAM ont posés quelques questions à Germana Civera.

 

Germana, pourriez-vous vous décrire ?

 

« Se décrire, réaliser une auto description…
Trouver des mots pour décrire qui suis-je ?
Cette question je la traine depuis toujours, c’est un de mes objets d’investigation, comme pour beaucoup des personnes, et je me trouve aujourd’hui à l’épreuve de trans – mettre quelque chose d’incommunicable…
L’unique chose que je peux faire aujourd’hui dans ce contexte actuel c’est de partager ce que je traverse, ce qui me procure l’acte de danser, celui du corps en mouvement :

Être un média, un catalyseur et émetteur à la fois, en une articulation.

Se ré-unir, se rencontrer,
Avec la même intensité,
Au même niveau, dans la même fréquence : au même temps.
Être en mouvement, dans le mouvement de la quiétude
Être dans l’acte d’Observer, dans l’acte d’Écouter.
Observer sans chercher quoi que ce soit.
Observer sans aucune direction, juste d’observer.
Ré-unir toute l’énergie dans l’acte d’observer.
Voir, éprouver à ce moment-là, la disparition des anxieux mouvements égocentriques, la disparition du corps mental celui qui bavarde sans cesse, qui n’est que soi-même à la fois, porteur d’un tas de problèmes. Je réalise sans cesse, que quand le corps mental est brouillant, rempli de problèmes on ne peut pas voir avec clarté. Le corps mental rempli de bavardage il n’est pas en paix.

Pas de désir.
Avec passion. Suivre le flux de la passion.
Silence mental, communication sans mots. Partager quelque chose qu’on ne peut pas exprimer avec des mots. Les mots n’est pas la chose elle-même.
Qu’est-ce que l’AMOUR ? »

 

Germana, Avez-vous une devise ? Ou y a-t-il une devise qui vous parle particulièrement ?

 

« Aujourd’hui je concentre mon attention à ne pas juger l’autre. »

 

Les artistes ont très souvent des rituels, est ce que c’est le cas pour vous, pouvez-vous nous les dévoiler ?

 

« Plutôt qu’un rituel, c’est quelque chose qui reste, qui est présent, très récurrent dès mon enfance, qui me procure un état d’attention et du bienêtre :

Se lever avant l’arrivée du soleil, quand tout le monde dort.

Ressentir cette fréquence, de l’ambiance, météorologique.

Respirer cet intervalle, les couleurs de la lumière, de l’espace qui m’entoure.

J’imagine devenir, incarner ce spectre lumineux. »

 

Quel parcours avez-vous ? Quelle histoire avez-vous avec la danse ?

 

« J’ai grandi dans une Espagne sous le joug d’un régime dictatorial, militaire et religieux au sein d’une famille républicaine, digne et intellectuellement émancipée.

Dans ce milieu résistant au régime franquiste on y avait conscience que l’émancipation ne tenait pas qu’à l’institution politique, mais, plus largement, plus profondément, à une critique anti-disciplinaire de toutes les dimensions de la vie. A commencer par l’ordre du corps.

Ma famille, pionnière en la matière, s’intéressait et creusait des méthodes d’éveil corporel et d’éducation somatique, qui libèrent entre autres un imaginaire sensoriel.

Tout en étant dans ce contexte, j’ai suivi une formation « classique » ; élève en danse classique (école Vaganova), danse espagnole (école Bolera et zapateado) et en musique (guitare espagnole) au Conservatoire Supérieur de Musique et Danse de Valencia.

Par la suite, je fais partie d’une génération qui incarne la sortie de l’enferment vers la démocratie : « La movida ». Ma curiosité et désir pour acquérir des connaissances m’amènent à aller à la rencontre des autres visions du corps et de la danse, notamment j’intègre à Barcelone une des premières promotions du nouveau département de danse contemporaine et de chorégraphie qui s’est créé à l’unique et Grande École de l’Espagne du moment : L’Instituto del Teatro de Barcelone.

Simultanément, avant d’arriver en France je suis allée à la rencontre des différentes sources de la danse aux USA à NY où j’ai eu la chance de rencontrer et de pratiquer avec Merce Cunningham, Viola Farber, Thrisa Brawn. Lors de ces nombreux séjours à NY j’ai découvert le milieu des artistes plasticiens et un des créateurs qui m’inspire constamment : Bill Viola.

Assoiffée de danse, j’ai voulu connaître la danse allemande et devenue pupille de Hans Zullig et Jean Cebron danseurs, maitres de danse et Fondateurs de la FollkvangHosschule à Essen, dirigée plus tard par Pina Bausch. J’arrive à Paris à la fin des années 80, plus précisément à la tombée du mur de Berlin, avec un contrat sous le bras j’intègre le mouvement de la Nouvelle Jeune Danse française à coté de Mathilde Monnier, Alain Rigout, François Verret entre autres… ainsi j’ai parcouru de nombreuses créations et tournées nationales, européennes et transcontinentales.

En 1994, Mathilde Monnier est devenue directrice artistique du Centre Chorégraphique National de Montpellier et m’invite intégrer l’équipe permanente. C’est là, sous sa direction et avec l’ensemble de l’ équipe que nous avons conçu et donné vie au lieu en déployant un large champ d’actions (création-sensibilisation-formation-diffusion) autant dans le territoire, qu’au niveau national ou international. C’est au cœur de cette expérience je me suis forgée autrement et que je suis devenue une artiste polyvalente.

En 2000 je décide de quitter mon statut d’artiste permanente tout en gardant des collaborations au CCN.  Je souhaite poursuivre ma démarche personnelle et fonde l’association INesperada Lieu d’expériences sensibles, qui prend comme ancrage la non-disciplinarité. La question de l’altérité y est au coeur de la démarche artistique. Je privilégie la rencontre avec différents mediums. Plus précisément, cette démarche se définit avant tout par l’échange et la circulation, loin de tout enjeu de propriété ainsi, pour moi, la rencontre se présente comme processus de travail et de finalité artistique.

Le travail de création tente de découvrir et de proposer d’autres modalités de représenter le corps, à travers une mise en question du regard et de la pratique (j’explore et développe des dynamiques de communication et de perception via la conscience physique, l’improvisation, l’écriture chorégraphiques et la performance) dans une étroite collaboration avec d’autres médiums artistiques et réflexifs.

INesperada est une plateforme où je rassemble les expériences, j’accueille d’autres artistes pour initier mes propres thèmes de recherche, enrichis par le partage et l’échange. C’est par la spécificité de cette dynamique que l’association INesperada travaille son identité artistique. INesperada participe donc à la circulation des pratiques et des oeuvres, à l’élaboration d’une toile, ou d’un réseau, nécessairement interdisciplinaire et international.

Au sein d’INesperada dans mes projets de création et de transmission, si je maîtrise solidement un panel complet de techniques et de styles de danse, mon geste se joue toujours ailleurs, loin d’un souci de référencement. Ce geste s’élabore à même l’immersion du corps dans la performance expérimentale des sensations traversées. La danse est une situation, un lien, une circulation. Tout cela au contact du monde. Des autres. Non un modèle fixé dans une figure arrêtée sur une indexation virtuose. Le corps est sismographe. Son bain est la société. Ses gestes naissent de la perception. L’intelligence vit dans toutes les cellules. Non dans le seul cerveau.

Cette vertu libératrice que tente d’offrir la pratique que j’ai forgée tout au long de mon parcours est-elle toujours aussi vive, en 2020, dans les pratiques de la danse ? Après les embellies de la recherche ouverte, ne vit-on pas le retour des certitudes, la restauration des cadres, et des évaluations ? Il y a lieu de le craindre, en résonance avec le retour des vents, qui rabattent les sociétés sur leur enfermement, sur la construction de nouveaux murs, la généralisation du contrôle, du contingentement disciplinaire. Aujourd’hui, au cœur de cet événement de crise planétaire, je ressens fort le réveil de nouveaux défis, contre tout enfermement, au moment où j’entame ma résidence au sein de l’ENSAM. »

En lien avec une observation personnelle, j’ai été agréablement étonnée lors de votre présentation du discours de rentrée (le jour de la galette, il me semble en janvier 2020), par votre intervention en peu de paroles, des phrases courtes. Vous avez réussi à installer un silence partagé, je dirais harmonieux, dans le hall en présence de nombreuses personnes, qui m’a particulièrement interpellée. Quel pouvoir étrange ?

« Merci beaucoup, il me semble qu’il n’y a rien d’étrange.

J’aime m’adonner aux autres, j’ai une forte et solide expérience dans l’art vivant, dans l’acte de la présence. Peut-être c’est cela mon pouvoir et le pouvoir des artistes qui se pratiquent de cette manière.

Bien qu’ayant préparé un discours d’arrivée, pour me sentir rassurée dans ce que je voulais transmettre, je reste toujours attentive à l’immédiateté du moment. Plusieurs discours ont été prononcé à cette occasion, et j’ai décidé de laisser mon discours de côté pour être là dans le hall et me livrer avec l’ensemble du personnel : le silence partagé est d’un grand pouvoir, il crée de l’espace puis les mots avec leurs intentions émergent avec fluidité et peut être avec plus de précisions. »

 

Germana, quand les conditions seront réunies, quelles premières actions au sein de l’ENSAM aurez-vous envie de mettre en œuvre ?

 

« Tout d’abord il me semble important vous contextualiser ma présence au sein de l’école ; de vous présenter le projet « PAYSAGE HUMAIN » que je suis en train de mettre à l’ouvrage.
PAYSAGE HUMAIN est une continuation de ma démarche artistique et pédagogique pour laquelle j’étais choisie à l’ENSAM.
PAYSAGE HUMAIN est un cadre qui propose des questions sur le corps, la perception, l’altérité, la mémoire, la trace, l’empreinte et le partage.
PAYSAGE HUMAIN interroge le corps et sa ré présentation à travers la pratique, l’expérimentation et la création artistique contemporaine.

PAYSAGE HUMAIN c’est un espace d’espaces. Il déploie une démarche artistique expérimentale, créative, performancielle et à la fois pédagogique avec l’idée de transmission innovante.

PAYSAGE HUMAIN entend le paysage entant qu’œuvre en train de se faire.

PAYSAGE HUMAIN Il s’agit, d’une autre façon d’interpréter le monde et de permettre (peut-être), de décentrer notre regard. Vivre « de paysage » et pas toujours face au paysage : le « de » marque l’origine, la dimension de ressource d’un paysage. Le paysage est une possibilité du vivre, comme « venir de ». Tenter d’opérer un déplacement par rapport à l’idée première qu’on a du paysage, avec un point de vue, un point de fuite.

Un paysage n’est pas qu’un rapport visuel, c’est tout autre chose. Il me semble fondamental de déplacer le paysage du monopole de la vue vers le vivre. Dans le vivre, il n’y a pas d’extériorité ; c’est ce dans quoi on est d’abord impliqué. Ce en dehors de quoi on ne s’imagine pas soi-même. Le vivre est sans en-deçà et sans au-delà. Passer de la vue au vivre, c’est ce à quoi nous invite la pensée du paysage, si on la sort de sa définition un peu arrêtée.

Il s’agit de tenter de faire apparaitre des ressources, une exploration des ressources.

PAYSAGE HUMAIN réunit autour des étudiants et des professeurs de l’école, une constellation d’artistes et de chercheurs fédérés autour du projet. Cet ensemble de collaborateurs fidèles et sensibles à mon travail mais menant leurs recherches de manière autonome, dessinerait autour de l’École une cartographie à échelon national et international pour interroger la présence, la perception, la place de l’incorporation, de l’embodiement et le rôle de la praxis interdisciplinaire dans la recherche et dans la création.

PAYSAGE HUMAIN travaille et s’opère dans un esprit d’horizontalité entre professeurs, étudiants, habitants, professionnels et chercheurs. L’intention est de mettre un peu plus en avant l’importance de croiser les différents regards, les différents savoirs.
PAYSAGE HUMAIN permet d’interroger les différents espaces, ceux qui les habitent et leurs interactions : les rapports à d’autres lieux, les différents publics. Il s’agit d’une tentative de générer une dynamique d’espaces, de créer des liens, des passerelles, des ponts : des INTERACTIONS.
PAYSAGE HUMAIN interroge la présence et le mouvement dans l’architecture au travers l’expérience in situ.

Je suis une passionnée d’architecture, je vis la danse entant qu’architecture.
C’est la première fois que je me confronte au travail des architectes.
J’ai toujours rêvé que cela s’incorpore, et me voilà !

Dès ma nomination entant qu’artiste en résidence à l’école je me suis attardée à rencontrer des enseignants, des architectes et du personnel de la maison.
En septembre dernier, j’ai entamé un dialogue avec Cédric Torne ce qui m’a permis de constater qu’entre nous il y a une confluence sur la manière d’entendre la trans-mission : nous sommes dans une confluence pédagogique. Rapidement nous avons créé un dispositif de pratique que nous avons mis en place dès le début de l’année au sein de ses différentes classes, aussi ce dispositif a été partagé avec la classe de Thomas Dutter et d’Emmanuelle Etienne.
Ça a été GENIAL de se retrouver ensemble à pratiquer dans le grand Hall d’entrée, dans la pinède ou à l’extérieur juste à la porte d’entrée d’école.
Parallèlement, suite à l’invitation d’Henri Rouvière j’ai rencontré les nouveaux arrivants du DPEA archi & scénographie et participé dans le programme.

En simultané et suite à des échanges j’ai intégré le Studio Situation-s avec Yannick Hoffert, depuis je suis en immersion, de la même manière qu’avec Cédric Torne il y a une confluence pédagogique. Depuis le confinement je poursuis cette immersion ce qui me permet de découvrir, d’apprendre le mode opératoire de ce Studio, de voir plus clairement à quel endroit agir et quelle palette d’outils leur proposer un peu plus en avant.

Avec Frédérique Villemur nous échangeons sans cesse, cet échange me permet découvrir son regard et sa pratique au sein de l’école et petit à petit de prévoir ensemble un champ de travail et d’interventions à venir.
J’ai rencontré aussi une partie du personnel très curieux et aimants de la danse, des pratiques corporelles ; ils ont exprimé le besoin d’une petite pratique quotidienne que je souhaiterais leur offrir.

Une des vertus de la pratique de la danse, du corps en mouvement c’est qu’elle procure un « alignement intérieur », une canalisation des énergies, d’être et développer une meilleure écoute de soi et d’autrui. De toute évidence cette pratique permet d’évacuer le stress, procure du bien-être, conduisant chaque personne à une meilleure qualité de présence, d’attention et d’un meilleur accomplissement des activités dans des meilleures conditions.

J’ignore quand les conditions seront réunies ? Je me concentre sur ce présent ; aujourd’hui je poursuis le Studio Situation-s, j’espère rapidement rencontrer d’autres enseignants et d’autres architectes afin de voir la possibilité d’intégrer leur terrain de travail. Rencontrer la vie étudiante me parait fondamentale être au plus près de leurs problématiques et voir ensemble la possibilité de mettre en place des espaces de pratique.

Avec mon équipe de recherche artistique, nous avons l’intention de mettre en place un dispositif d’émissions radiophoniques au sein de la radio de la Lézard ; je projette de réaliser ces émissions avec la participation des enseignants, des architectes, des étudiants et le personnel de l’école. L’intention de partager différentes visions, différentes interrogations, différentes problématiques, projets, des sensibilités au sein de l’école d’éprouver les complémentarités ou pas ; l’intention de mettre en avant la richesse du commun et des différences.

Parallèlement et à l’intérieur de l’école poursuivre mon travail d’artiste, proposer et présenter mes travaux les plus chers et de partager ma recherche. »

 

Qu’est-ce qui vous inspire dans vos créations ?

 

« Si je prends le mot « inspiration » en tant que respiration, en effet il s’agit d’être dans un mouvement d’interactions dans une qualité optimale de présence, d’attention.

Comme tout le monde, je suis un être humain, j’habite un corps femme et depuis 21 ans maman. Je constate qu’avec ce merveilleux fait je deviens beaucoup plus sensible à ce qui m’entoure.

Dans ma traversée de la danse, j’ai toujours constaté que mes projets, mes recherches et mes différentes modalités de re-présentation, partent d’abord d’une émotion qui jaillit de mon regard et de ma peau vis-à-vis de ce qui m’entoure, de ce qui me dé-place : les personnes, les êtres humains, le monde. Cette émotion me conduit à traverser une expérience de la pensée toujours en mouvement.

Aujourd’hui je me permets de partager cela en sachant que nous vivons dans un monde, dans une société où les émotions ne sont pas bien vues, voire mises à l’écart.

Une émotion surgit, j’essaye de l’accueillir, de la ressentir, de l’observer et voir dans quelle dynamique elle me met. Avec la distance émotionnelle je peux cibler les questions nécessaires pour poursuivre et creuser ce mouvement : un terrain de fouilles apparait. Je pose un cadre, des cadres, je mets en jeu une palette d’outils ou je conçois des nouveaux et avec, les pratiques nécessaires pour la mise à l’ouvrage.

Je me nourris de ceux qui m’ont précédé : des artistes, des créateurs, de penseurs, des scientifiques : des chercheurs qui travaillent sur ces questions précises. Je mets tout cela en partage avec les artistes et chercheurs qui s’associent au projet.

Ensemble, nous travaillons avec exigence, rigueur, humour, flexibilité et disponibilité.

Ensemble on essaie, on construit, on déconstruit, on s’expose à l’erreur. On réussit … ou pas. Nous apprenons des erreurs. On partage. Nous construisons.

J’éprouve une grande passion pour l’architecture, le cinéma, la poésie, les tissues, les fleurs… et surtout à l’expérience de découvrir sans cesse, ce que peut un corps.

Ça tombe bien cette grande question de la « morphogénèse », tout récemment elle est re- surgit au sein du Studio Situations en dialogue avec Yannick Hoffert.

Si vous prenez le temps d’écouter le fragment de « Figures » une tentative d’autoportrait, c’est un bon exemple poétique sur ce mouvement déclencheur, de son processus de création et du jaissement de la pièce.

Maintenant, ce qui me vient à l’esprit c’est une phrase du scientifique Antonio Damasio* qui m’a éclairé et donné  la confiance nécessaire pour suivre cette intuition et poussé vers la création :

« L’origine d’un projet c’est l’émotion » « 

*Antonio Damasio* Auteur notamment de « L’erreur de Descartes ». Il a montré que les émotions sont indispensables à la validité de nos raisonnements. Antonio Damasio estime qu’elles pourraient être à l’origine de la conscience humaine et animale.

 

 Quelles est votre vision de la danse comme apport pédagogique pour des étudiants en architecture ? Est-ce que vous vous inscrivez dans une rupture ou une continuité par rapport à ce qui a été mis en place ?

 

« Il me semble que tout est relié, ce qui change c’est donc la vision, la pratique, l’expérience, la disponibilité, le savoir-faire et le projet ou mission au sein de l’école que chaque artiste offre.

Pour être synthétique, ma vision de la danse et plus précisément du travail de trans-mission, celle du corps en mouvement est porteuse d’un champ de potentialités fondamentales : d’une perception et conscience de soi plus claire, d’une perception accrue de l’espace, d’une perception accrue de l’espace qu’il y a entre chaque personne. La pratique que je propose permet d’aller à l’écoute de soi, d’autrui. La pratique que je propose révèle une meilleure qualité d’observation et permet l’émergence et l’incorporation de sa propre créativité, de sa propre singularité au sein du collectif. »

 

 

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