Laboratoire Innovation Formes Architectures Milieux LIFAM

HABITER AUJOURD’HUI : DE LA VILLE INTELLIGENTE À LA VILLE DURABLE

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Énoncé

Dans le prolongement des réflexions sur les relations entre sciences « dures » et sciences humaines et sociales sur le thème de la ville durable engagées lors du colloque « La ville durable à la portée des sciences ? » qui s’est déroulé à Toulouse les 15,16 et 17 juin 2016, les laboratoires impliqués lancent un nouvel appel à contribution en vue de l’organisation du colloque « Habiter aujourd’hui : de la ville intelligente à la ville durable ». Appliquer à la notion d’« urbanité » les principes du développement durable, tout en élargissant le champ de la recherche, implique de prendre en compte un ensemble coordonné de problématiques qui lui sont consubstantielles. La question de la convergence thématique entre ville durable et le sens de l’habiter — qui lui est organiquement liée — conduit en effet à associer dans une thématique commune les enjeux liés à la soutenabilité de la ville contemporaine, qualifiée par ailleurs de « ville autonome » et associées aux contraintes que cela impose. L’enjeu central des réflexions abordées dans ce colloque porte particulièrement sur la « ville intelligente » : en quoi — sous quels aspects ?, sous quelles formes ? — permet-elle (ou non) d’aménager les conditions de cette convergence entre la thématique de la « ville durable » et celles de l’« habiter » et de l’« urbanité » ? Les problématiques envisagées répondent à la fois à des questionnements d’ordre théorique mais aussi à des approches pratiques, voire expérimentales. Cette problématisation conjointe de la ville « intelligente »et de la ville durable s’articule autour de quatre thématiques :

Session 1 - Culture architecturale et aspects sociétaux.

Le point d’ancrage des contenus développés, dans le cadre de cette session, envisage le point de vue de l’habitat comme mode opératoire du sens que la société confère à l’habiter. La question posée dans ce cadre revient à questionner la « ville intelligente » non seulement au regard des apports qu’elle constitue mais aussi quant au sens qu’elle propose en termes de développement sociétal. Les contributions proposées ici devront donc s’articuler autour de ce point de départ tout en intégrant d’amont en aval l’ensemble des problématiques qui concourent à sa valorisation théorique et pratique (voire expérimentale) et impliquent à la fois : - le mode de production de l’espace urbain, - la symbolique architecturale, son sens et sa portée, - le rôle et les fonctions sociétales du patrimoine urbain, ses conditions de conservation, l’ensemble pris sous le feu des contraintes que nous impose le développement durable.

Session 2 – Le changement technique au coeur de l’innovation urbaine.

La ville intelligente implique dans sa conception et dans son développement un apport sur le plan technique qui constitue le socle des transformations qu’elle propose en ce qui concerne les conditions de vie quotidienne de ceux qui l’occupent et la font vivre. Le cadre de cette session propose d’aborder les problèmes liés aux changements techniques et à l’introduction d’innovations vers lesquels on tend, tout en soumettant ces évolutions (ou involutions) aux contraintes du développement durable. Cette double contrainte renvoie aussi aux problèmes d’acceptabilité et de la ville intelligente et du développement durable. A cet égard, seront traités dans cette session : - la place occupée par les innovations techniques et le changement technique en général que celles-ci supposent, - le mode opératoire de la transformation de la ville sous l’effet des innovations qui impactent à la fois sur le mode de production de celle-ci et sur le sens qu’on entend lui insuffler.

Session 3 - Innovation et urbanité :

émergence de la ville intelligente . Il s’agit de pénétrer plus avant dans les problèmes qui surgissent lorsqu’on applique à la ville les contraintes du développement durable et les différentes innovations techniques possibles. Dans ce cadre, fortement renouvelé, on ne peut pas ignorer les problèmes techniques auxquels vont être confrontées les populations urbanisées et récemment soumises à ces nouvelles contraintes techniques. Si le changement technique implique une modification singulière du paysage urbain, si les concepts techniques qui sont attachés à ces changements, « ville connectée », « ville intelligente », « ville autonome », doivent devenir des fonctionnalités, des modes opératoires dominants dans le paysage urbain de demain, alors la question posée dans cette session est celle des conditions et des conséquences des applications multiples, tant au sens figuré qu’au sens technique, dont la ville fera l’objet.

Session 4 – Innovation urbaine et acceptation du développement durable .

Cette dernière approche ne doit pas être perçue comme une synthèse possible (voire souhaitable) des trois premières sessions. En effet, nous proposons ici de mettre au centre des réflexions une approche des conséquences de la mise en place de la ville intelligente, notamment autour des questions qui lient, articulent et réticulent les usagers de celle-ci et qui sous-tend l’acceptabilité de la ville nouvelle. Cette problématique constitue un tableau à double entrée dans la mesure où nous proposons d’analyser à la fois les conséquences et l’application des principes du développement durable à la ville mais aussi les conséquences de la « numérisation » de celle-ci. En d’autres termes, la question qui surgit autour de cette thématique pose clairement le problème de la relation qui se noue dans le giron de la ville intelligente entre la technique qui peut être aussi perçue, à l’instar d’Habermas , comme une idéologie et ce que la société veut en faire concrètement. Dès lors, comment peut-on interpréter les conditions de l’habiter si celuici se trouve confronté aux logiques techniciennes qui procèdent ellesmêmes de ce qu’est la ville et du rôle qui est le sien dans la société à venir et des conséquences du développement durable lui-même confronté à ces contraintes. Les conditions de l’habiter constituent un point de départ incontournable ; l’ordre qu’édicte la société urbanisée devenue technicienne passe à nouveau par la question de l’habiter spécifique aux nouvelles conditions. La boucle est bouclée, le problème étant alors d’en envisager les conséquences sociétales (objet d’un troisième colloque à Valenciennes).

Date de parution : 02/12/2017

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