6 Mai 2015

Arts et Architecture : Histoire et Théorie

Axe de recherche 3

Cet axe interroge l’architecture dans son interaction avec les autres arts plastiques, visuels ou vivants (dessin, peinture, sculpture, photographie, vidéo, installations, danse, performance, musique), mais aussi avec la littérature et la poésie, dans une perspective esthétique n’excluant pas les approches anthropologiques et historiques, sociologiques comme politiques.

Membres

DOUSSON Lambert 
Docteur en philosophie, maître-assistant (SHS)

TITEUX Catherine
Architecte DPLG, Docteure en histoire de l’art et d’archéologie, maître-assistante (HCA)

VILLEMUR Frédérique 
HDR en disciplines artistiques, Docteure en Histoire et Civilisation des sociétés occidentales, maître-assistante (HCA)

La question des frontières et de la porosité entre l'architecture et les arts nous a porté à engager une réflexion sur la temporalité et la spatialité autour du geste et du projet, mais aussi de l’hybride et des genres (masculin, féminin) rapportés à une pratique fictionnelle de l’espace, ouvrant à un questionnement sur le contemporain et l’inactualité, la (post)modernité et la survivance, l’art intempestif et l’anachronisme sur une longue période (XVe-XXIe siècles), en privilégiant l’esthétique de la réception des œuvres et l’analyse des processus d’invention. Parmi eux, les formes expressives du matériau et l’ornement ont été étudiés à l’âge classique (XVIe-XVIIIe siècles).

L’axe est engagé dans une lecture épistémologique et historiographique — et par conséquent critique — des discours sur l’art et sur l’architecture, et dans une analyse sensible et rapprochée des œuvres in situDes pratiques pédagogiques innovantes ont ainsi pu nourrir de nouveaux champs de recherche au sein de l’Ensam telle l'approche de l’architecture par le corps en mouvement, par la voix, et le son. Portant notre attention sur la notion de rythme, l’approche kinesthésique des œuvres a permis l’analyse renouvelée d’une esthétique de la réception des œuvres comme de la valorisation des patrimoines par la rencontre entre les arts.

L’architecture, autant qu’un art de l’espace, serait un art du partage du temps : on s’est intéressé  au mouvement conçu non pas comme addition d’images qui resteraient par elles-mêmes stables, mais comme flux intermittent, laissant approcher l’architecture comme « prototype d’une œuvre d’art perçue de façon à la fois distraite et collective » (Walter Benjamin). La valorisation du patrimoine par l’art contemporain, la sensibilisation à une esthétique contemporaine des ruines, à la notion de sublime, aux enjeux esthétiques de l’ombre et de la lumière, à un art du déplacement comme déplacement de l’art, et aux expositions comme dispositifs, sont des champs d’investigation, à la fois d’enseignement et de recherche.