5 Juin 2015

Formes : du concept à la fabrication

Axe de recherche 1

Cet axe est centré sur la conception, modélisation et simulation et aide à la décision pour les architectes et urbanistes.

Membres

AIT HADDOU Hassan
Docteur en Géométrie, maître-assistant (STA)

DEVILLERS Philippe 
Docteur en Mécanique des matériaux et des structures, maître-assistant associé (STA)

PAULI Nicolas 
Docteur en mécanique, génie mécanique, génie civil, professeur (STA)

RADUCANU Vinicius
Architecte DPLG, Docteur en mécanique, génie mécanique, génie civil, maître-assistant (STA) 

Une équipe pluridisciplinaire (architecte, ingénieur, mathématicien… ) et une approche positiviste du projet.

La forme architecturale est interrogée en premier lieu dans son adéquation à l’environnement physique (structure innovante et/ou optimisée en réponse à la gravité, enveloppe efficace pour l’ensoleillement, etc.) première raison « extérieure » à la forme. Nous sommes persuadés que la quantification de l’objet architectural et de ses rapports aux milieux environnants apportent non seulement de l’optimisation de la forme du composant ou bien de l’édifice mais également une voie vers l’invention architecturale. À ce sujet, les similitudes dans l’adaptation des autres formes du vivant ou bien de l’inanimé à leur milieu, aussi bien en termes d’économie de moyens qu’en résilience face aux changements, constituent pour nous une source d’inspiration identifiée davantage dans la démarche menant à la forme que dans un mimétisme formel primaire.Une équipe pluridisciplinaire (architecte, ingénieur, mathématicien…)  et une approche positiviste du projet.

La mise en forme architecturale est également au centre de nos préoccupations. En tant que processus de conception holistique, la naissance et l’évolution des géométries destinées à être construites sont influencées par l’outil de conception et par le modèle supports à cette dernière thèse. On s’intéresse ainsi aux nouveaux outils de génération et d’étude des modèles digitaux, notamment la génération paramétrique de la géométrie architecturale et aux géométries « complexes mais pas compliquées » des enveloppes et des structures. En effet, face à la pluridisciplinarité et à la complexité croissante du projet d’architecture nous estimons qu’on peut tendre désormais vers une approche qui intègre une certaine réversibilité et traçabilité de la chaîne de décisions, depuis ses prémisses, en passant par l’étape conceptuelle et préliminaire du projet d’architecture et jusqu’à la mise en place d’une stratégie de fabrication.

Produit d’une culture constructive, matériau façonné et assemblé, composant mis en œuvre et entretenu, la forme bâtie nécessite en effet cette intelligence du constructeur tout le long du projet. Si les structures légères, par nature peu consommatrices de matière, étudiées historiquement dans notre équipe, sont associées parfois avec une certaine forme de « high-tech », nous sommes aujourd’hui également à la recherche d’une sobriété constructive alliant les matériaux communs et une conception avancée et précise en architecture et ingénierie.

Mais la forme est également apparence et figure, et les aspects perceptifs de certaines formes complexes ont été abordés dans des travaux en lien avec les neurosciences (thèse Chiara Silvestri). Plus récemment, au-tour de la thématique du pli comme « modificateur d’ambiances » et de la notion de confort dans les espaces bâtis, ce sont les usages qui sont mis au centre de l’attention.Les formes urbaines sont selon un angle de vue spatial et typologique un changement d’échelle sur un même contenu : gestion de la complexité géométrique, rapport à l’environnement, conception paramétrique.