Présentation
Le laboratoire PVP est prioritairement engagé sur les problématiques de formes urbaines concernant les thématiques :
- Résidentialisation des grands ensembles : le cas de La Mosson (anciennement La Paillade)
Nous partons de l'objectif affirmé dès 1996 de faire de la ZUP de la Paillade de la "ville ordinaire". Il s'agissait alors d'"insérer cette partie de la ville dans le marché immobilier local ordinaire" pour changer l'image de ce quartier HLM et en faire "un quartier à part entière". Quel bilan peut-on tirer de cette résidentialisation commencée il y a plus de 10 ans, bien avant les objectifs de la loi Borloo et l'intervention de l'ANRU ? Quels enseignements peut-on en tirer pouvant faire évoluer les pratiques et la recherche en urbanisme ?
- Le continuum urbain de Polygone à Odysseum
Caractéristique de l'urbanisme du mouvement moderne, le Polygone est un "objet" urbain dont le fonctionnement est autonome. Même s'il est juxtaposé au centre-ville, ses caractéristiques urbanistiques ont conditionné l'urbanisation future. Le principe de conception d'Antigone s'oppose à celui de l'objet isolé. Avec l'option de la pièce urbaine, Ricardo Boffil préfigure (au sens propre) toutes les "composantes" urbaines.
Sur le vaste territoire de Port -Marianne, la maîtrise d'ouvrage se refuse à figer le dessein de la ville par un dessin (de plan masse) définitif. La municipalité met alors en place une opérationnalité autour d'une conception globale qui repose sur le "vide" (le non bâti" et passe donc commande d'un plan directeur de paysage. L'agencement des pleins n'étant tenu que par de grandes orientations de programmation. Port-Marianne focalise donc l'attention de l'équipe PVP parce qu'il questionne les modes opératoires de productions de la ville contemporaine au regard du projet urbain de Montpellier depuis trente ans.