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VALERIE CASTAN / CHOREGRAPHE / AUDIODESCRIPTION

Artiste chorégraphique, formée au CNDC d’Angers en 1986, le parcours de Valérie Castan s’est constitué d’expériences scéniques et de collaborations artistiques : de Philippe Decouflé aux Ballets Redha, de Pierre Doussaint, l’Esquisse à Loïc Touzé, Christian Trouillas, Olivia Grandville, d’Eszter Salamon à Daniel Larrieu, en passant par Mié Coquempot, Mickaël Phelippeau, Antonia Baehr, Gaëtan Bulourde – et plus récemment Pauline Brun et Gérald Kurdian. Après un Master danse à Paris 8, en vue d’un élargissement de compétence, elle suit une formation de méthodologie d’audiodescription pour le cinéma à l’Esit-Paris-Dauphine, qu’elle transpose pour l’audiodescription de spectacles chorégraphiques.Depuis 2012, elle a écrit une vingtaine de textes descriptifs de spectacles chorégraphiques et les oralise en direct. En amont du spectacle, elle propose au public concerné une visite tactile du plateau et un atelier de danse afin de « traverser » physiquement certains moments du spectacle.Par ailleurs, elle enseigne la méthodologie d’audiodescription de spectacles chorégraphiques dans diverses formations et développe des projets artistiques basés sur l’audiodescription.

 

AT THE STILL POINT OF THE TURNING WORLD – AUDIODESCRIPTION

 

 Regarder pour décrire / Décrire pour regarder autrement 

« Les yeux arrivent à transmettre au cerveau des informations si multiples et si variées que nous serions tout de suite débordés si nous devions faire attention à chacun des messages qui nous viennent de la réalité extérieure. Notre perception doit être sélective, et elle l’est toujours. Ainsi, nous pouvons apprendre, ou nous exercer, à observer des données de notre environnement qui, en temps normal, échappent à notre connaissance. Nous le ferons d’autant plus probablement que cet effort d’attention aura un but, remplira un objectif précis. »

Ombres portées, leur représentation dans l’art occidental, E.H Gombrich

 L’audiodescription est un procédé consistant à décrire les éléments visuels d’une œuvre au public non voyant et malvoyant, afin de lui donner oralement les éléments essentiels à la compréhension de l’œuvre. 

La description doit contenir quatre informations principales : les personnes, les lieux, le temps et l’action. 
Cette méthode est calquée sur celle, utilisée pour la traduction. Il s’agit de comprendre le sens du message visuel, le langage visuel, de l’interpréter, de le traduire par des mots qui vont être non pas lu par le spectateur mais entendu.

« La langue source » est ici l’image qu’il faut décoder. 
« La langue cible » est une verbalisation, une reformulation, puis une oralisation.
La description nécessite une exploration lexicale associées aux perceptions de l’audiodescripteur, à son empathie kinesthésique.

La description propose une grille de lecture spécifique qui peut finalement tout autant servir au processus de création, renseigner de la lisibilité, de la réception, des interprétations possibles de ce qui est donné à voir.

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